Chez Gawou la libraire

Le blog de la libraire qui adore les histoires de lapins mais pas seulement !

31 mars 2008

Attention chef d'oeuvre

Litli soliquiétude, texte de Catherine Leblanc, illustrations de Séverine Thevenet. Où sont les enfants?

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Litli soliquiétude, c'est d'abord des images que j'ai découvertes sur le site d'Où sont les enfants?
J'ai tellement aimé que j'en avais imprimé et accroché autour de moi sur les murs. Et même si mes impressions papier étaient de mauvaise qualité, elles me faisaient rêver!

Puis Madeline en a parlé. Ma frustration quand j'appris que l'album n'était pas encore dispo alors qu'elle en faisait l'éloge... encore un peu de patience!

et enfin, la semaine dernière, les exemplaires de Litli soliquiétude pour la librairie sont arrivés. Et là : le choc! Litli c'est un très bel objet-livre.
et la quatrième de couverture est à elle seule remarquable : "Pour aller vers l'invisible, y-a-t-il un chemin?"

L'album a un joli titre : Litli soliquiétude. Je fais rouler les mots dans ma bouche, ça fait drôle. Litli veut dire "petit" en islandais ; et soliquiétude c'est un "mot inventé pour expliquer ce que Litli ressent à travers les pages du livre : un état de solitude voulue pour approcher du sentiment de quiétude, la tranquillité douce de celui qui marche et fait naître le monde en chemin."


Pendant

Au début, c'est la nuit.
Le petit bonhomme dort. La photo est en noir et blanc. On remarque un tableau au mur en couleurs.

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©Où sont les enfants?/Séverine Thévenet

Puis, le petit bonhomme se lève, et marche.
Il quitte la ville, les pavés, le gris.
Plus il avance, plus il va vers le vert, les couleurs, la nature.

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©Où sont les enfants?/Séverine Thévenet

A la fin, le petit bonhomme est à nouveau dans son lit, il fait jour, l'image est en couleurs, c'est le tableau maintenant qui est en noir et blanc.

Le petit bonhomme a changé, il a trouvé quelque-chose, quoi? chaque lecteur aura une réponse différente.


Après

Litli, c'est un album lourd -c'est peut-être fait exprès pour qu'on ne s'envole pas en lisant le texte délicat de Catherine Leblanc?, au beau papier qui sent bon. La couverture est bien épaisse, en carton brut -serait-ce un rappel du caractère sauvage de la nature?

Séverine Thevenet dit : "Litli raconte le passage, la transition, la naissance ou la renaissance."
Litli m'a rappelé le texte de Thierry Lenain dans Il faudra (Sarbacane).
Litli, c'est un texte pour un enfant à naître, pour un moment de blocage, pour sauter le pas/oser/ne plus avoir peur/ne plus douter/aller de l'avant.

Séverine Thevenet dit aussi : "Litli raconte cette rencontre avec la nature, avec soi, avec l'autre."
Si on connaît le dernier film de Sean Penn, Into the wild, ou le livre de Jon Krakauer dont il s'inspire, on ne peut qu'y penser.
Bienfaits de la nature, de la promenade, cheminer seul pour mieux se trouver, -se connaître?

Le texte de Litli est court,  chacun pourra y trouver sa place et apporter son interprétation. Litli est de ces albums que l'on peut lire 1000 fois, et les images comme le texte n'auront pas encore révélé tous leurs secrets. Litli est de ces albums que l'on a envie de toujours avoir avec soi, Litli est un album... universel.

Encore après

J'espère vous avoir donné envie de le découvrir, Litli soliquiétude est un album à faire connaître, à partager et à faire passer...

Des liens : Le site de Séverine Thevenet. Le blog de Catherine Leblanc. Le blog des éditions Où sont les enfants?.
L'avis de Simon Roguet et celui de Vanessa-Eliabar.

29 mars 2008

Petit samouraï de Sylvie Deshors et Magali Bardos. Rouergue. (ZigZag).

51we3NNIyuL4ème de couverture :
"Téo est un fier chevalier qui joue à sauver les princesses et tuer les méchants.
Lorsque sa petite cousine Luce vient s'installer à la maison pendant quelques jours, avec ses yeux tout ronds de bébé, il fait le serment de toujours la défendre. En secret, elle est devenue sa vraie princesse, même si ses copains se moquent de lui quand il préfère passer son temps avec elle plutôt qu'au foot. Mais quand ils apprennent qu'elle va bientôt partir vivre au pays des mangas et que lui, Téo, ira la voir là-bas, il marque cent point d'un coup.
Mieux qu'au tir au but !"


Téo passe beaucoup de temps avec ses Légo, et ses petits bonshommes, à imaginer des histoires. Il est toujours seul et heureusement, il n'ose pas jouer devant les autres mais avec Luce, ce n'est pas pareil. Pour elle, il invente de belles histoires... et ses amis le comprennent de moins en moins : comment leur copain peut-il passer autant de temps avec un bébé?
Mais bientôt, Luce doit partir au Japon, c'est là-bas que ses parents habitent. Téo est déchiré.
Heureusement son anniversaire se rapproche,  ... Téo découvrira une fantastique surprise dans une belle enveloppe pleine de rubans!

Un chouette petit roman, qui mêle habilement imaginaire (les histoires de Téo) et réalité. Les petits lecteurs apprendront quelques éléments sur la culture japonaise, une culture à laquelle on ne peut plus échapper aujourd'hui.
Encore un bon titre dans cette collection qui laisse une belle place aux illustrations, à découvrir sans hésitation!

Miss C. a également aimé! L'avis de Pascale Pineau et de Choisir un livre

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27 mars 2008

un souffle de romantisme...

9782350211046TNLe souffle des marquises de Muriel Bloch et Marie-Pierre Farkas. Naïve. (Naïveland). 14 euros.

« Lille, 1862 : Éléonore a dix ans et une oreille exceptionnelle. Son père devient fou de rage lorsqu'il découvre qu'elle joue de la musique en cachette : ce n'est pas convenable ! Pour lui faire passer l'envie de devenir musicienne, il l'envoie à Paris chez son oncle et sa tante, qui tiennent une blanchisserie. Mais l'enfant trouve vite le moyen de se faire embaucher dans l'atelier de fabrication d'instruments de Monsieur Adolphe Sax, le génial inventeur du saxophone.
Commence alors une vie peuplée d'amitiés et d'amours impossibles, entre Montmartre et Pigalle, où se croisent peintres, artistes et tout le petit peuple de Paris, aux temps de la Commune et des premières Expositions universelles.»

Je ne reproduis que la moitié de la 4ème de couverture, si vous ne voulez pas voir votre plaisir gâché, n’en lisez pas plus!
De 1850 à 1890, nous sommes emportés dans un tourbillon d’évènements avec Eléonore au centre de cette agitation. On la voit naître, grandir, s’émerveiller de la vie parisienne, devenir adulte… Passionnée par la musique, elle se bat contre les préjugés sur les filles, veut apprendre à lire, et être traitée comme les hommes. Elle a une vie foisonnante et passionnante, et on voit défiler Berlioz, Louise Michel, et Auguste Renoir !

***

Une sorte de petite musique se fait entendre quand on lit ce roman. Ce n’est pas très étonnant, une des conteuses les plus importantes de France –Muriel Bloch- est co-auteur*. Le texte est … comment dire ? tour à tour doux, chantant ou enchantant, dansant… une vraie écriture quoi !
* Marie-Pierre Farkas est la deuxième. D’ailleurs, une collaboration dans un roman est plutôt rare, j’aurais apprécié une présentation, même succincte, des auteurs, savoir qui a fait quoi...

Le roman est construit en 3 parties, au début, on s’attarde sur les costumes de l’époque, sur l’ambiance.
On imagine les petits métiers : décrotteurs, arracheurs d’ailes, bouquetières
Des mots délicieux –à mon sens- comme chaperon, flanelle, panier garni, blanchisserie, lavandières, mansarde, grisette, bésicles, chemise à jabot, peuplent le texte.
L’arrivée d’Eléonore chez sa tante :
"Elle avait la voix presque aussi douce que les baisers qu’elle déposait sur le joue de sa nièce. Elle portait un chemisier de dentelle fine sous un châle ajouré et une jupe de laine bordée d’un galon de velours, et elle respirait le joie de vivre. Ses joues étaient bien roses que celle d’Amélie. Se remémorant sa mère, Eléonore faillit chavirer. Le voyage avait été si long, la séparation si brutale."
Dans le train pour Paris :
« Goûtez, goûtez nos spécialités : un pâté de canard, du fromage et du pain, des macarons, un demi de vin… Trois francs le panier, cinquante centimes de plus avec le demi-poulet ! »

« Eléonore, émerveillée par tant de nouveauté, en oubliait presque son chagrin. La vitesse, d’abord, cinquante kilomètres à l’heure ! Dans la charrette d’Emile, elle n’avait jamais roulé à telle allure. Et puis il y avait tout ce monde, des gens qui ne se connaissaient pas et se parlaient comme des amis. Un premier marchand ambulant vint proposer des livres, il insista auprès d’Eléonore, tentant vainement de lui vendre un exemplaire des Petites Filles Modèles. »

J’ai regretté que la première partie passée, on s’attarde de moins en moins sur les personnages emportés par les évènements et les années, c’est dommage, mais c’est sans doute la seule critique que je ferais sur ce roman...
Qui est le 3ème de la collection Naïveland. L’édition est jolie comme tout : la couverture de Miles Hyman, au souffle romanesque indéniable, les jolies petites gravures en début de chaque chapitre.

Vous qui passez par là, laissez-vous tenter par ce souffle des marquises mené tambour battant, vous vibrerez au rythme des passions d'Eléonore! On s’attache tellement à elle que c’est presque soulagement que de découvrir « à suivre » à la fin du dernier chapitre. A lire à tout âge! (La 4ème de couverture indique "dès 10 ans", j'aurais rajouté 1 ou 2 ans de plus, mais je vous laisse juges de cette affaire-là!)

Associations d'idées et de lectures :

Pour le foisonnement des évènements, j’ai pensé à la Fille des batailles.
Pour l’époque, le côté romanesque, à Satin grenadine et Séraphine de Marie Desplechin, à l’école des loisirs.
Pour la Commune, à la BD Le cri du peuple de Tardi et Vautrin chez Casterman.
Pour les magasins, les étoffes, Au bonheur des dames, de Zola.

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26 mars 2008

La princesse, le dragon et le chevalier intrépide

51qOptJ_otLLa princesse, le dragon et le chevalier intrépide, de Geoffroy de Pennart. Kaléidoscope. 12,50 euros.

...ou comment le chevalier va devoir se montrer TRÈS intrépide pour conquérir le cœur de la princesse.
A priori, ce n'est pas une tâche trop ardue sauf qu'il y a un dragon dans cette histoire. Très ami avec la princesse, il n'apprécie pas trop ce chevalier, on peut même dire qu'il est jaloux!!

***

Une histoire délicieuse, peuplée de monstres aux noms rigolos. C'est frais, c'est enjoué, c'est réussi!
Et ça plaira aux amateurs de monstres bizarres en tous genres, aux fans de chevaliers et dragons, à ceux d'histoires de princesses et aux amoureux de l'amour... en clair cette histoire devrait plaire à beaucoup de monde, dès 3 ans!!! (mais n'allez pas penser que sous prétexte que ça peut plaire aux petits de 3 ans, ça ne plaira pas aux plus grands de 6-7 ans!!!)

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25 mars 2008

Seizon life de Nobuyuki Fukumoto et Kaiji Kawaguchi. Panini Comics.

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(un clic pour voir en plus grand!)

C'est le résumé que l'on trouve au début du deuxième tome de cette série en 3 volumes menée tambour battant.
Je n'aurais vraiment pas pu faire mieux pour vous parler du commencement de ce manga, alors je reproduis tout simplement l'image.

Takeda part de rien, et va remonter le fil d'une histoire vieille de 14 ans.

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Takeda face à d'innombrables possibles...

Très méthodique, ses hypothèses sont simples et le mènent petit à petit vers une vérité forcément inimaginable et inacceptable mais qui permettra à ce père désespéré et qui n'attend plus rien de la vie d'arrêter de se poser des questions sur le sort qu'a pu connaître sa fille.

Les textes ne sont pas longs, la série est vraiment terminée au bout de 3 tomes, une fois commencée, Seizon life ne se lâche pas.
Pleine de rebondissements, l'intrigue est intelligente, et repose sur des précisions qui font qu'on s'y croit vraiment. On s'attache à ce personnage torturé qui souffre en silence depuis des années. Et la fin réserve une surprise à laquelle je ne m'attendais pas!

A lire dès l'adolescence. L'avis de Clarabel!

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24 mars 2008

De circonstance...

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Joyeuses Pâques à vous!
Pâques, c'est des ptites poules, des poussins, des chocolats et aussi des lapins!
Et celui-là, de lapin, il vient du Burkina! (Ça y est, j'ai commencé à mettre des photos!)
Allez voir par là!

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22 mars 2008

Vous connaissez CocoRosie?

Derrière CocoRosie, se cachent 2 jeunes femmes, elles sont soeurs : Bianca (« Coco ») et Sierra (« Rosie ») Casady. Je fais une consommation tout à fait déraisonnable de leurs CD en ce moment -vive la touche "repeat"- et les bons CD, c'est comme les bons livres, il faut les partager!

Elles savent s'entourer..

Avec Antony (d'Antony and the Johnsons, sur Beautiful Boyz, Noah's Ark)

free music

Avec Devendra Banhart (sur Brazilian Sun, Noah's Ark)

free music

j'aime leurs pochettes d'albums

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J'aime leurs textes où règnent les mondes de l'enfance, du rêve, de la nostalgie

Bisounours (Noah's Ark)

free music

Il fut un temps où rien n'était éteint
Où seul l'or de mon cœur donnait l'heure
Et alors j'étais fort, mais j'ai perdu la fleur et l'innocence
Dans ce décor je me sens perdu, rien n'a plus de sens
Mais j'ai encore quelques rêves et si tant est que j'aie le temps
J'irai caresser leurs lèvres
J'ai encore quelques rêves
Et si tant est que j'aie le temps j'irai caresser leurs lèvres
Il fut un temps où rien n'était éteint
Où seul l'or de mon coeur donnait l'heure
Et alors j'étais fort, mais j'ai perdu la fleur et l'innocence
Dans ce décor je me sens perdu, car rien n'a plus de sens

Si le temps avance trop
Je me sens de taille (Il nous entaille ?)

Je suis un enfant
Je refuse le temps

Je regarde le ciel et cet arc-en-ciel qui m'apaise
Je regarde la lumière et puis j'erre dans mes rêves

Oublier le temps
Rester un enfant

Miracle (The Adventures of Ghosthorse and Stillborn)

free music

I met a boy, he wore a seatbelt
He kissed my cheek in the back seat
We played basketball his girl cousins
Played too in Germaine

I'll be your girl
I'll be your boy

Buy Victor he was my first man
He didn't have any money
So I paid for his movie
Viva lost childhood

Be my boy forever
And I'll be your girl

Allez, pour finir, je mets leur dernier album en écoute :

free music

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21 mars 2008

Rêve ou réalité?

A lire au calme, et se délecter de ces aventures oniriques!

craneDans les nuages de Jordan Crane. Dargaud. 13 euros.

Ou comment regagner sa place dans une classe quand on est en retard sans se faire remarquer!

Simon arrive en retard à l'école. Madame Poe va le punir, c'est sûr. Accompagné de son chat Jack, il cherche un moyen de se faufiler dans la classe sans se faire remarquer... mais en fait de classe, il va se retrouver, comme le titre l'indique, "dans les nuages".
En voulant échapper au bottin de la maîtresse, il se retrouve sur le toit de l'école et grimpe un escalier (qui n'est pas sans rappeler l'ascension dans Jack et le haricot magique). Heureusement que Jack est là parce que ça fait un peu peur quand même! Après une rencontre avec des oiseaux pour le moins hargneux, le petit garçon et son fidèle compagnon font la connaissance de Perchoir, un nuage qui pleut. Celui-ci va les emmener pour un formidable voyage dans le ciel. Direction les "salés marrants". Mais c'est sans compter sur les oiseaux hargneux du début qui veulent se venger... et qui ramènent tout droit Jack vers le lieu qu'il déteste le plus... en classe!!

Je ne révèle pas les arcanes de la fin, elle est absolument savoureuse... ah la tête de la maîtresse, enfin les fesses plutôt, ça vaut le coup d'oeil :))

***
L'univers de Jordan Crane n'est pas sans rappeler celui de Matt Groening (le créateur des Simpson). L'école de Simon a en effet tout de celle de Lisa et Bart. Et les couleurs dominantes de cet album (rose et jaune) font beaucoup penser aux "décors" de la série animée!
Le côté onirique fait immanquablement penser à Claude Ponti, et les nuées d'oiseaux de Crane à ses poussins...

Jordan Crane a vraiment su capter le caractère magique de l'enfance, cet âge où un rien peut devenir un royaume, et un escalier mener au paradis.

Un très bel album donc, à lire à tout âge...

L'avis d'Aline.


couv_gdmortLe Grand Mort, tome 1 : Larmes d’abeille, par Loisel, Djian & Mallié. Vents d’Ouest.

Pauline, étudiante en sciences éco, veut se réfugier à la campagne pour étudier tranquillement. Mais elle n'arrivera jamais dans la maison de son amie Gaëlle. Elle tombe en panne d'essence et est recueillie pour la nuit par Erwan. Un jeune homme qu'elle trouve pour le moins étrange... il saupoudre ses soupes délicieuses de "lointaines légendes" et lit un grimoire, le grimoire du "petit peuple", qu'il décrit comme un "monde parallèle".
Pauline se moque, comment peut-il croire à ça??
Elle va cependant le suivre le lendemain chez Maître Cristo et elle sera bien obligée d'y croire...

***

On se prend vite d'amitié pour ce couple improbable. L'histoire n'a rien d'extrêmement original, les décors rappellent Peter Pan, LA série de Loisel, mais voilà 60 pages qui se lisent vite, et c'est bien trop court, on a envie d'en savoir plus! A quand la suite?

Pour voir des extraits, allez ici! L'avis de Gachucha, ...

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20 mars 2008

le monde de Kitty Crowther

Kitty Crowther, je vous en ai déjà parlé ici :

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(clic sur les images pour voir mon avis!)

C'est une auteur-illustratrice que j'apprécie beaucoup, et voilà que l'école des loisirs a édité un petit fascicule sur elle : Le monde de Kitty Crowther!

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Où l'on apprend plein de choses sur sa vie,
"je garde un lien très fort avec l'enfance. D'abord parce que je ne voulais pas grandir. Ensuite, parce que je ne voyais pas vraiment d'adulte intéressant."

Elle s'exprime ensuite sur plusieurs de ses albums parus à l'école des loisirs-Pastel, sur son travail de création, comment les idées lui viennent...
"Le côté fascinant de la création, ce sont les liens très forts entre une émotion vécue et sa réapparition sous une forme ou l'autre."

k2C'est la repro de la petite carte qui accompagne l'envoi. L'école des loisirs fait les choses bien quand même!

Je sais pas vous, mais j'adore en savoir plus sur les univers de ces créateurs de génie (oui, pour moi, Kitty Crowther est au rang de génie!), l'école des loisirs édite depuis plusieurs années des "guides" sur ses auteurs phares. Celui-ci est tout en couleurs, il est tout fin mais chargé de bonnes choses.

Précipitez-vous, commandez-le!!!! En plus, c'est gratuit !

19 mars 2008

Passer au rouge d'Hélène Vignal. Editions du Rouergue. (DoADo).

Je continue ma découverte des romans d'Hélène Vignal! Après Les rois du monde, voici Passer au rouge!

9782841567638Quatrième de couverture :

Lorsque Boris est arrivé en sixième avec des chaussures rouges, on l'a appelé Boris le clown. Il a vite compris qu'au collège, il valait mieux être comme tout le monde et suivre la bande des durs. Les rigolades se terminent souvent en bagarre. Et parfois à l'hôpital, comme pour Teddy, victime d'un jeu stupide organisé par Boris et deux de ses copains. Exclu pour une semaine, Boris lit dans les yeux de son père une grande tristesse. Et quand il voit à la télé les images d'un clown pris dans la guerre, toute la nuit il en rêve. Au matin, Boris a trouvé l'idée qui rendra son père fier de lui. Il va faire quelque chose contre la peur et la violence. Et cette fois-ci, son père sera à ses côtés.

Un roman très court mais incisif sur la violence ordinaire, celle que l'on peut voir malheureusement trop souvent dans les cours de récré. Se rallier aux plus forts, afin de ne pas être en reste, de ne pas se faire trop remarquer. Boris au début du roman est de ceux-là. Et il accumule les bêtises, qui vont d'ailleurs crescendo.
Mais il pense souvent à son père et à la tête que ce dernier ferait et Boris a honte. Il ne veut plus faire partie des plus méchants. Il cherche et il trouve quelque-chose à faire qui va en quelque sorte le racheter aux yeux de son père ...

Ce roman ne propose pas vraiment de "solution" à la violence mais je ne crois pas que ce soit le propos de l'auteur -mais cela a pu déranger quelques lecteurs (voir les liens un peu plus bas!).
Hélène Vignal raconte l'histoire d'un collégien courageux qui au début s'en fait parce qu'il n'a pas les baskets à la mode (pensez, elles sont rouges!), qui se laisse influencer, participe à des choses dont il n'est pas fier... mais qui se donne les moyens de changer, et peut-être de "se prendre la honte", en clair, d'affirmer son opinion en brandissant du rouge! (je ne veux pas dévoiler la fin alors je m'arrête là!)

En résumé, un roman sur la possibilité de dire NON!

Quelques liens :

L'avis de Pascale Pineau, d'Hélène, Joëlle, de Florinette, Laurent, ...

Lire le premier chapitre, c'est par

Posté par Gawou à 09:00 - Romans/littérature jeunesse - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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