19 septembre 2009
1 rentrée très Rabaté **1**
"Ma femme m'a quitté parce que je suis une merde.
Une vraie merde qui vend des fausses merdes en plastique.
Je suis con, et en plus, plus chiant qu'un bouton de fièvre."
Voici en quelques phrases un portrait pas très glorieux de Patrick, le héros de la nouvelle BD de Rabaté. Il tient un magasin de farces et attrapes Le petit rien tout neuf avec un ventre jaune, s'est fait plaquer par sa femme et pour faire court, il passe depuis son temps à attendre.
"Je m'enferme chez moi et je m'emmerde, je le fais passionnément et avec conviction, c'est ce que je fais de mieux!"
Autour de Patrick, peu d'évènements, peu de personnes. Son frère, sa mère, Hamed l'épicier et Stéphanie, qui le relaie au magasin quand il n'est pas là ou en livraison. Son morne quotidien va prendre fin lors d'une soirée costumée où il va rencontrer une acrobate. La jeune femme va booster le quotidien de Patrick, il a à nouveau des rendez-vous. Il va voir le spectacle de Clarisse au cirque et c'est le retour des étoiles dans ses yeux. Attention, ça ne se transforme pas en flonflons et musette... ce n'est pas parce qu'il l'a rencontrée que tout devient facile et que les emmerdes prennent fin. Clarisse lui redonne l'envie d'aimer, il redécouvre le goût des petites choses comme aller au restaurant, il reprend goût à la vie. Mais vivre comporte des bons comme des mauvais côtés, et il n'est pas dit que Clarisse va passer avec Patrick plus que quelques semaines...
***
Dès les premières pages, on rentre dans la vie de Patrick. On fait irruption dans son intimité et on s'attache. Pourtant, c'est peu de dire qu'autour de lui, c'est la crise. Cette BD a des accents dramatiques mais le trait de Rabaté et ce qu'il donne à voir de son héros et de son entourage n'en font pas une lecture qui coûte au lecteur. La vie de Patrick n'est pas facile certes mais ce n'est pas désespéré ni désespérant. Après tout, ce qui ne nous tue nous rend plus fort, c'est assurément ce qui se passe pour Patrick...
Bref, ce n'est pas parce qu'on est au fond du trou que tout est fini. (2 romans à lire dans la même lignée : Le temps des miracles, et Le premier qui pleure a perdu)
Le petit rien tout neuf avec un ventre jaune de Rabaté. Futuropolis. 18 euros. Merci à Véronique et aux éditions Futuropolis!
16 septembre 2009
Héé! T'as pas un chwingue??
Anouk Ricard a composé de courtes histoires de 4 pages entrecoupées de doubles-pages rassemblant des anecdotes façon bêtisier avec une petite fille, Anna et ses copains animaux : Froga la grenouille, Christophe le ver, René le chat et Bubu le chien. On suit leurs aventures remplies d'impertinence et de drôlerie mâtinées d'un soupçon d'innocence... Voilà des ingrédients qui, réunis, composent un très joyeux premier volume!
Pour vous mettre dans l'ambiance, une petite anecdote : Anna aime beaucoup chanter, voici les paroles d'une de ses chansons!
"Qui pue des pieds? C'est René!
Qui pue des bras? C'est Froga!
..."
et Bubu, il pue...
On ne saura pas (enfin vous avez deviné!), Bubu est déjà parti... il craignait sans doute le pire
![]()
Anna et Froga, Anouk Ricard © Sarbacane, 2007.
Les illustrations sont absolument ravissantes, j'ai hâte de continuer cette série, 1 tome 2 est disponible (Qu'est-ce qu'on fait maintenant?), et un tome 3 (Frissons, fraises et chips) est paru un peu avant l'été.
Anna et Froga, tome 1 : Tu veux un chwingue?, d'Anouk Ricard. Sarbacane. 9.90 euros.
Le site d'Anouk Ricard, et son blog.
Hélène a également beaucoup aimé!
09 juin 2009
Pour les fans de la série Emma...
Je ne résiste pas.. je viens de découvrir l'existence d'un tome 8 à la série Emma (merciiiii Catherine !). Ce n'est pas véritablement une suite, mais je sais que je ne suis pas la seule à apprécier énoooooormément cette série, donc je fais une petite annonce spéciale!
(et sinon je promets de faire mon possible pour revenir plus régulièrement par ici les jours prochains!)
03 janvier 2009
Prendre ou non la clé des champs...
"Dans sa cage, Nul mange tristement.
Karl Ibou s'approche doucement de lui, le prend délicatement dans ses mains et ouvre grand la fenêtre.
-Va mon petit Nul, va-t-en! Va chercher un ami toi aussi!"
Karl Ibou, Beatrice Alemagna. Autrement Jeunesse.
***
Il est né sur le phare. Ses parents ne sont plus là depuis longtemps. Il est seul.
"Tout seul", c'est son surnom. Il ne connaît rien du monde extérieur.
Tout seul, et toujours sur le phare. Avec une canne à pêche, un poisson dans un bocal, 2 cartons de nourriture livrés à intervalles réguliers par un pêcheur qui ne l'a jamais vu et un dictionnaire.
Il joue avec les mots de celui-ci. Une page au hasard, le doigt choisit, en aveugle, et tombe sur...
bataille, champignon, labyrinthe, confetti. Il imagine, invente des situations.
monstre, solitude. Se reconnaît?
monocotylédone, farce, Aladin, fée, symphonie, métaphore, routine, prison. Il libère son poisson.
Et contre toute attente, il se libèrera lui-même.
*
Je suis fan de Chabouté depuis longtemps maintenant, et c'est à chaque fois une redécouverte. Sa sensibilité me laisse toujours muette après lecture.
La réflexion qu'il propose dans Tout seul ne manque pas d'interroger le lecteur. Il n'y a aucune raison de rester enfermé, encore faut-il en prendre conscience.
Beaucoup devraient s'en inspirer, et je ne suis pas en reste.
*
C'est bête à écrire, mais voilà une BD à connaître. Vraiment.
(et ne faites pas comme moi, à la page 137, n'ayez pas peur, continuez)
((D'autres avis, c'est ici, là, et là aussi.))
21 juin 2008
Le journal de Carmilla
Halte à l'uniformisation! Non, les ados ne sont pas tous pareils, la preuve en BD avec le Journal de Carmilla.
Dans le tome 1, on fait connaissance avec Carmilla, 13 ans, sa bande de copines, sa famille, et Jonathan -qui deviendra SON Jonathan au cours de ce premier tome.
La BD est une suite de courtes histoires de 2-3 pages maximum, qui débutent toujours avec une page du journal intime de Carmilla. Celle-ci nous raconte ses états d'âme, qui vont de son incompréhension du foot (Jonathan en est dingue), de l'intelligence extrême de sa petite soeur (qui lit Kant pour le plaisir), à l'amour que ses parents se manifestent... d'ailleurs, il y a un peu trop d'amour entre eux à son goût et il y a un petit frère qui va faire son entrée dans la maison!
Dans le tome 2, Carmilla s'intéresse à la baisse de niveau intellectuel flagrante des humains, en particulier des hommes. Elle a maintenant un petit frère et si elle redoutait fort sa venue dans le tome 1, il est hors de question qu'il devienne comme les autres : borné et bête. Avec Jonathan, ses copines du Tagada's Club et Mina, sa petite soeur, elle va s'atteler à cette tâche : l'éveiller afin qu'il renverse la tendance!
***
La construction du récit est originale, le ton de Lorris Murail ne l'est pas moins et les illustrations colorées et dynamiques de Laurel accompagnent parfaitement les aventures qui ne manquent pas de piquant de cette jolie Carmilla.
Le père au passé punk-rock, les BD de l'Association (-l'éditeur- Mina ne lit pas que Kant!!), un parti pris évident pour l'égalité hommes-femmes et une défense de la culture dans le tome 2, cette série est intelligente, et ce n'est pas parce qu'on mange des chamallows qu'on a le cerveau ramollo!
Une édition spéciale des 2 premiers tomes sort ce mois-ci -et spécialement pour l'été- à petit prix (4.50 euros le tome au lieu de 9.40!).
Le tome 3 est prévu pour septembre ou octobre 2008 et aura pour thème l'écologie.
Quelques liens : voir des planches de la BD ; d'autres avis, c'est ici, ou là ; une interview de Lorris Murail sur la série ; le blog de Laurel...
...et puis ça fait un peu penser aux aventures de Lou de Julien Neel.
18 juin 2008
2 BD d'Aude Picault
Moi je d'Aude Picault. Warum (Décadence). 8 euros.
Courtes chroniques douces-amères d'une jeune femme d'aujourd'hui. Tour à tour drôles ou émouvantes, Aude Picault met au jour les contradictions des filles, complexes et autres petites choses qui font tout notre charme :-)
Célibat, vie à deux, insomnie, la vie avec ou sans pilule -contraceptive!-, slips ou strings?, sexualité, soirées trop arrosées, tout y passe!
Ces chroniques se dévorent et ça fait un peu penser à Pénélope Bagieu pour le côté confidences très filles, Aude Picault a son coup de crayon qui fait mouche, j'ai beaucoup aimé!
Un petit livre rouge épais, qui se lit avec plaisir, et qui tient presque dans la poche, pour 8 euros, pourquoi s'en priver?
Changement de ton avec :
Papa, d'Aude Picault. L'Association (Côtelette). 12 euros.
Parcours d'une jeune femme en 4 étapes-chapitres, de l'annonce du décès de son père, à arriver à vivre avec le souvenir, en passant par comment ça s'est produit et comment vivre avec l'idée qu'il s'est suicidé.
Plus on avance, plus le dessin est intérieur, pleine page et sans mots : la douleur n'a pas de phrases. La narratrice imagine comment il s'est donné la mort, les dessins sont les plus "énigmatiques", elle souffre, s'imagine avec lui au moment où il "part". C'est sans doute la partie la plus dure, mais nécessaire. Après ça, elle arrivera à se souvenir de lui, comme avant, mais avec moins de douleur. Le temps aidera bien sûr, malgré la peur qu'elle a d'oublier son père.
Le livre se termine sur une note d'espoir, c'est dur de n'avoir que des souvenirs mais : "maintenant, j'ai toute ma vie pour penser à toi et pour comprendre toutes ces choses que tu m'as dites."
Un tout autre registre donc pour ce deuxième livre, le plaisir de lecture n'est pas le même bien sûr, mais on retrouve le style d'Aude Picault qui se reconnaît et une sensibilité et une justesse qui émeuvent.
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Sur le site d'Aude Picault, on peut lire des planches de ces 2 livres. Et découvrir aussi ce qu'elle a fait d'autre, notamment pour les enfants à l'école des loisirs. Je vous conseille en particulier L'ours et les souris!
15 juin 2008
Polly et les pirates, tomes 1 à 3 de Ted Naifeh. Les Humanoïdes associés.
XIXème siècle. Polly Pringle est une petite fille sans histoires. Pensionnaire dans une école, ses préoccupations sont classiques : suivre les cours attentivement, déjouer les mauvaises actions de Sarah, une élève peu sympathique. Mais une nuit, elle est enlevée par des pirates qui lui révèlent qu'elle est la fille de Meg Malloy, qui n'est autre que ... la Reine des Pirates!
Scrimshaw, le pirate friand de révélations, apprend également à Polly qu'il cherche un nouveau capitaine pour le Titania, le bateau de sa mère. Depuis qu'elle a disparu 13 ans plus tôt, plus personne n'a rempli cette fonction, Polly est bien sûr toute indiquée! Et Scrimshaw a perdu la carte au fabuleux trésor de Meg. Le roi des pirates est également dans la course au butin...
Des révélations à couper le souffle donc, Polly ne se laisse pas vraiment impressionner -et a surtout beaucoup de mal à croire qu'elle puisse être la fille d'une pirate célèbre!- mais l'arrivée du prince des pirates dans le troisième tome va mettre à mal les bonnes résolutions de notre héroïne (ne pas rentrer dans le jeu du pirate Scrimshaw, ou veiller à sa bonne réputation).
***
Molly est une héroïne attachante et décalée (elle se fait enlever la nuit, et est quasiment toujours affublée d'une longue chemise de nuit bleue), son langage est châtié et crée un drôle de décalage avec le parler des pirates. Polly paraît de prime abord très classique et peu encline à vivre 1000 aventures, mais elle montre à plusieurs reprises une belle agilité et arrive par exemple à échapper aux pirates sans trop de difficultés, sans compter son côté pragmatique qui l'aide souvent. Devant chaque situation problématique, Polly se demande ce que ferait
Mme Lovejoy (la directrice de l'école), c'est assez drôle.
En fin de chaque volume, on découvre un chapitre de la vie de Meg Malloy, la reine des pirates. Court (2 pages) mais dense, ces épisodes apportent nombre de questions et se placent un peu en décalage des BD qui sont par ailleurs très courtes, avec peu de texte, et au rythme très rapide -chaque volume compte une trentaine de pages, c'est d'ailleurs bien court!!
Du coup, proposer un âge à partir duquel on peut lire ces BD m'est difficile. Les BD ne posent aucun problème de compréhension mais découvrir les pavés de textes -même s'ils sont courts- à la fin peut décontenancer les plus jeunes lecteurs.
Cependant, suivre ces 2 histoires -celle de la terrible pirate et de la gentille Polly- est passionnant et on se doute bien qu'elles vont se rejoindre. Ce n'est en fait qu'une question de formes (pour bien faire, chaque nouveau lecteur devrait avoir à sa disposition les 6 tomes de la série à disposition!).
Quelques liens : le site de Ted Naifeh (en anglais). Et en français : en savoir plus sur l'auteur. Lire quelques planches, c'est possible sur le site des Humano.
D'autres avis enthousiastes ici ou là.
Polly et les pirates, série en 6 tomes de Ted Naifeh aux Humanoïdes associés. 8,90 euros/tome. L'édition d'une intégrale est prévue pour courant 2008.
--et un grand merci à Lael grâce à qui j'ai découvert Ted Naifeh. Bientôt, je vous parlerai de la fantastique Courtney Crumrin, une autre série du même auteur!--
29 mai 2008
Histoire couleur terre, une série en 3 tomes chez Casterman.
Résumé fnac.com :
"(...) les émois amoureux de deux femmes – une mère et sa fille – au fil d’une
existence toute simple marqué par les flux et les reflux du sentiment
amoureux. La mère est veuve et exploite un petit restaurant dans un
village rural de la Corée profonde. Les deux femmes vivent seules, et
doivent souvent affronter les ragots que le qu’en-dira-t-on fait
circuler sur le compte de la mère, que son veuvage est censé rendre
“disponible”. Et de fait, celle-ci se comporte en femme libre. C’est
cette liberté sensuelle et complice qu’elle saura partager avec sa
fille, en toute simplicité, instituant entre elles une connivence
profonde et généreuse."
Dans le premier tome, Ihwa est une petite fille. Tandis qu'elle commence à s'intéresser aux garçons, et aux différences d'avec les filles, "monsieur l'écrivain public" fait son apparition. Il devient très vite l'amoureux de sa mère, et du fait qu'il se déplace de marché en marché, il ne reste jamais très longtemps, ce qui ne perturbe pas trop la petite fille qui souffre déjà assez des commérages qui circulent sur le compte de sa mère.
Dès les premières pages, on sent une complicité très forte entre la mère et sa fille.
Dans le deuxième tome, Ihwa est une jeune adolescente. Elle découvre son corps, s'éveille à la sensualité, s'initie au plaisir sexuel et connaît son premier véritable amour, expérimente l'attente de l'être aimé...
La mère s'étonne d'avoir une fille qui grandisse si vite.. Elles parlent beaucoup et assez librement de leurs sentiments, de leurs amours ; de leurs besoins et de leurs désirs également.
les fleurs sont partout et leurs significations symboliques apportent soupirs, réflexions et espoirs à chaque interrogation des 2 femmes.
Dans le troisième tome, Ihwa et son amoureux sont séparés, commence une douloureuse attente. Mère et fille attendent toutes deux désormais, la première son écrivain -qui arpente toujours le pays- la deuxième celui qui va devenir son mari. Quand sa mère prépare son trousseau, Ihwa revient sur son enfance, grave son village dans sa mémoire.
Sitôt qu'elle est mariée, Ihwa s'en va du village et sa mère se retrouve seule.. L'écrivain va-t-il la rejoindre? Je ne le révèlerai pas, à vous de le découvrir en lisant cette série!
Cette histoire est tout à fait étonnante, elle est écrite par un homme, mais c'est un très émouvant hommage à la femme qu'il fait, et il est troublant de voir à quel point les sentiments et les ressentis sont bien décrits. Des métaphores mêlant les fleurs, la vie et l'amour peuplent le récit, on s'attache terriblement à ces 2 femmes durant les 900 pages que l'on tourne sans s'en rendre compte, et même avidement tant on a hâte de connaître le dénouement. Voilà donc une jolie découverte et une très bonne lecture!
L'avis de Joëlle...
Histoire couleur terre de Kim Dong-Hwa chez Casterman, collection Ecritures. 3 tomes (15,95 euros chacun).
15 mai 2008
L'immeuble d'en face tomes 1 et 2, de Vanyda.
Chroniques tout en BD tendance un peu manga de la vie des habitants d'un immeuble : un jeune couple d'une vingtaine d'années, 1 couple plus âgé, la cinquantaine, et une jeune maman célibataire.
Il n'y a pas beaucoup de texte mais Vanyda sait par petites touches et par ses dessins dire beaucoup,
---les couples qui s'ennuient, et qui restent ensemble peut-être par habitude
---les difficultés... des jeunes couples, trouver sa place, être ensemble sans l'être trop, laisser de la liberté à l'autre, aimer passionnément sans étouffer, voir d'autres personnes mais ne pas être attiré...,
---la difficulté d'élever un enfant seule.
---et puis la vie entre voisins, se lier ou pas, oser, tenter, peut-être, peut-être pas, 2 pas en avant, 3 pas en arrière...
Peu de personnages peuplent les pages et cet immeuble, mais les portraits sont riches et cette bande-dessinée se dévore.
les copains, le boulot, les études, attirances physiques autres, entraide ou non entre voisins, familles monoparentales, tout y passe, voilà un vrai portrait de la société au XXIème siècle.
en résumé, c'est très très bien, tellement bien qu'on a envie de lire la suite qui n'arrivera qu'en 2010...
Le site de Vanyda, et de l'éditeur La boîte à bulles.
Quelques avis : Laure, Marie et Harno, Gachucha, Lo, Clarabel
25 mars 2008
Seizon life de Nobuyuki Fukumoto et Kaiji Kawaguchi. Panini Comics.
(un clic pour voir en plus grand!)
C'est le résumé que l'on trouve au début du deuxième tome de cette série en 3 volumes menée tambour battant.
Je n'aurais vraiment pas pu faire mieux pour vous parler du commencement de ce manga, alors je reproduis tout simplement l'image.
Takeda part de rien, et va remonter le fil d'une histoire vieille de 14 ans.

Takeda face à d'innombrables possibles...
Très méthodique, ses hypothèses sont simples et le mènent petit à petit vers une vérité forcément inimaginable et inacceptable mais qui permettra à ce père désespéré et qui n'attend plus rien de la vie d'arrêter de se poser des questions sur le sort qu'a pu connaître sa fille.
Les textes ne sont pas longs, la série est vraiment terminée au bout de 3 tomes, une fois commencée, Seizon life ne se lâche pas.
Pleine de rebondissements, l'intrigue est intelligente, et repose sur des précisions qui font qu'on s'y croit vraiment. On s'attache à ce personnage torturé qui souffre en silence depuis des années. Et la fin réserve une surprise à laquelle je ne m'attendais pas!
A lire dès l'adolescence. L'avis de Clarabel!












