26 novembre 2009
de l'art de trouver chaussure à son pied...
Un homme :
Jacob. Son métier
: cordonnier. Sa devise :
tirer ses clients de l'embarras grâce aux chaussures qu'il fabrique.
Il passe des heures et des heures sur sa table de travail à confectionner LA paire de souliers qui conviendra à la situation.
Ainsi, «Pour les étourdis, il y a les souliers pour garder les pieds sur terre.», ou bien encore «Pour les timides, les chaussures qui ne reculent devant rien.» et ainsi de suite...
Jacob n'est ni plus ni moins que LE créateur de chaussures à connaître en cas de souci.
Un matin, « une jolie rousse » se présente à Jacob, elle veut les souliers « pour faire le premier pas »... (Ahem...)
Jacob se met de suite au travail, sans trop se poser de questions. Mais rien à faire, tout ce qu'il fait est mauvais. Il est très mécontent si bien que lorsqu'elle revient, Jacob n'a que ses propres souliers à lui présenter. Il est bien embêté mais voilà que l'imprévisible se produit : les cœurs font « gling gling, bang bang, clap clap » et c'est finalement Jacob qui va faire le premier pas!
Voici un très très bel album aux couleurs de l'hiver et aux tons chauds, avec un petit goût russe sur les bords, pas désagréable du tout en cette fin d'automne quand le vent souffle fort dehors!
Les souliers de Jacob de Agnès de Lestrade et Tom Schamp. Sarbacane. 14,90 euros.
05 novembre 2009
Il y a un temps pour voyager et un autre pour s'aimer...
Monsieur
Victor est conducteur de train. Magda est la contrôleuse.
Ils parcourent le monde sur les rails et acheminent les voyageurs avec panache et sûreté.
"La machine reste dans les rails,
vous ne courez aucun risque!"
Mais lors de l'un de leurs voyages va se produire l'inimaginable : Monsieur Victor va jusqu'au bout des rails. Voilà la loco et ses passagers bien embêtés au milieu des champs. Que faire lorsque le chemin n'est plus balisé?
Monsieur Victor a une idée lumineuse en voyant les pots de peinture de l'un des passagers du train...
«Et si on peignait des rails nous-mêmes? C'est toujours mieux que rien.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Ils s'armèrent de pinceaux et de couleurs et se placèrent au bout des rails.»
Monsieur Victor va à droite, Magda à gauche, leurs chemins se séparent donc. Chacun va continuer à sa façon, sans plus de limites. Il faut tout de même un temps d'adaptation à monsieur Victor. En effet, il a l'habitude d'avoir les pieds sur terre, mais il va quand même se laisser tenter par l'expérience de la montgolfière ; puis celle du bateau et essuyer des tempêtes. Après ça, plus rien ne l'arrête, monsieur Victor parcourt le monde entier à vélo, en métro, à dos de chameau. Ne lui reste que l'ascenseur...
Il va alors à Paris au sommet de la Tour Eiffel, où il retrouvera Magda. Ils sont si contents de se retrouver qu'ils ne veulent plus jamais être séparés. Ils repartent ensemble.
Mais vont-ils continuer à droite ou à gauche?
«Ils jouèrent à pile ou face et laissèrent le destin décider pour eux. Ce qui, finalement, vaut bien mieux que tous les rails de la Terre, pour voyager!»
***
Un bien bel album, qui n'est pas sans rappeler par certaines illustrations François Roca et son Train jaune (Seuil Jeunesse). Le texte comporte différents niveaux de lecture et sera un régal autant pour les adultes qui racontent que pour les petits qui écoutent...
Une bien belle histoire d'amour avec des trains, du voyage... Bref de l'évasion!
Au bout des rails de Manuela Salvi et Maurizio A. C. Quarello. Sarbacane. 14,90 euros.
01 novembre 2009
"La fillette portait un fichu sur la tête et une robe bariolée. Ses longs cheveux ondulaient jusqu'à sa taille.
Elle avait le plus beau regard qu'il ait jamais croisé. Si beau qu'il ne put s'empêcher de baisser les yeux."
[Pour toutes les illustrations qui suivent : La mélodie des tuyaux, Benjamin Lacombe. © Seuil Jeunesse, 2009.]
Le quotidien d'Alexandre est morne, gris, rythmé par les horaires de travail de ses parents à l'usine et par l'école.
Mais le rouge apparaît, timidement au début...
Alexandre fait alors la connaissance d'Elena, une petite gitane.
Sans pour autant dévoiler la fin, on peut dire que la jeune fille va changer la vie d'Alexandre.
...c'est bientôt une explosion de couleurs que découvre le lecteur.
La couleur envahit les pages, et par-là même, les sourires, les amis et surtout la musique.
Elena fait partie d'un groupe de
forains. Ceux-ci sont très mal vus par les copains et la famille
d'Alexandre mais il ne se comportera pas comme eux. Sous le charme
d'Elena, il va même braver les interdictions de ses parents, essuyer
moqueries et remontrances et faire partie du groupe de musique auquel le convie Elena.
Il joue un soir devant un vrai public, mais ses parents n'apprécient pas du tout, il n'a plus le droit d'aller voir ses nouveaux amis. Comment va-t-il faire pour jouer la mélodie qu'il a composée pour Elena..?
***
Ce nouvel album de Benjamin Lacombe est juste une petite merveille. Avec le temps, le talent (qui était déjà grand avec son premier album Cerise Griotte!) de l'auteur se bonifie. L'exclusion et la différence sont les thèmes forts de l'histoire mais la musique et l'amour seront victorieux.
La mélodie des tuyaux est d'un format exceptionnel qui accompagne parfaitement l'histoire d'Elena et Alexandre. Il y a aussi un CD, avec l'histoire lue par Olivia Ruiz (j'ai pu lire ici ou là que la performance d'Olivia Ruiz n'avait pas fait l'unanimité. J'ai trouvé qu'il y avait un petit côté imparfait certes, mais qui a été pour moi attendrissant...). Quelques chansons (mention spéciale à No me siento feliz qui me sert le cœur à chaque fois que je l'écoute!) agrémentent le tout... ceci + cela forment donc un fantastique livre-CD au joli dos toilé, les 1ère et 4ème de couvertures ont de belles dorures, bref, voilà un beau cadeau à faire ou à se faire!
La mélodie des tuyaux, Benjamin Lacombe. Seuil Jeunesse, 2009. 25 euros. (Je ne donne pas les liens de tous les chouettes articles qu'on peut trouver sur les blogs, mais l'auteur himself donne les liens ici!)
***Offert par Alapage, merci!***
14 septembre 2009
"Il me donnait l'impression d'être transparente alors que j'étais encore opaque à mes propres yeux."
Naomi a 16 ans lorsqu'elle se retrouve à l'hôpital à cause d'un malheureux accident (dégringolade dans des escaliers). Rien de grave physiquement ; c'est lors de son réveil qu'elle doit faire face à 1 terrible nouvelle : elle a oublié les 4 dernières années de sa vie.
Complètement perdue elle-même, elle doit gérer également les personnes de son entourage qui attendent qu'elle soit comme avant. Mais Naomi n'est pas sûre de vouloir être la personne qu'elle semblait être.
Elle va dans un premier temps tenter de sauver les apparences et se couler dans son ancienne vie mais ça ne va pas tenir longtemps.
Naomi ne sait plus pourquoi elle aimait son petit copain, ne sait pas pourquoi elle ne voulait plus parler à sa mère, et Will, son meilleur copain d'avant, qui est-il vraiment pour elle, un ami, ou plus..?
Naomi va changer et se confronter aux incompréhensions de pas mal de gens. Mais face à son envie qui est de devenir celle qu'elle veut être, les objections ou étonnements ne pèsent pas lourds dans la balance. Seules les personnes qui comptent vraiment resteront...
***
Les évènements s'enchaînent dans une vie. Ce que l'on pensait primordial ou impossible un jour peut se passer. Heureusement qu'on peut oublier, pardonner, apprendre à nouveau et réécrire son histoire... heureusement qu'on n'est pas la même personne durant toute sa vie.
C'est le formidable message de ce roman que j'ai tout bonnement a-do-ré! Il donne la pêche, romanesque à souhait, il est tellement prenant, l'héroïne est si attachante qu'une fois commencé, on est embarqué pour de très très belles heures de lecture...
"Tout finit par s'oublier de toute manière.
(...)
lentement, lentement, tellement lentement, on oublie ses humiliations... même celles qui semblaient indélébiles finissent par s'effacer.
(...)
On les oublie tous. Même ceux qu'on disait aimer, et ceux qu'on aimait vraiment. Ceux-là sont les derniers à disparaître. Et ensuite, une fois qu'on a suffisamment oublié, on aime quelqu'un d'autre."
Je ne sais plus pourquoi je t'aime de Gabrielle Zevin. Albin Michel Jeunesse (Wiz). 14 euros.
Les avis de Cuné, et de Clarabel!
10 septembre 2009
"Les mots se glissent dans tous les coins, s'accrochent aux murs, au plafond, aux meubles. Ils dansent la polka, la salsa, ...
... le cha-cha et la valse à mille temps..."
Amasser, trier, ranger dans des boîtes, collectionner les mots, voilà qui est intéressant! Et c'est ce que fait le petit héros de cet album, "le petit voleur de mots".
Puis il les assemble pour raconter des histoires aux animaux de la forêt,
voilà quelque-chose que d'aucuns aimeraient faire. Mais les animaux
ne disent rien en retour. Le petit voleur va alors se mettre en quête
d'humains.
"Tapi dans l'ombre, il observe les habitants éclairés par la lueur des lampes. Il écoute les mots qui vibrent à travers les vitres.
Les mots, les enfants s'en servent pour faire rire leurs amis, les parents pour caresser et faire sourire leurs enfants."
Rencontrer et échanger, c'est mieux.
Dire merci, c'est beaucoup.
De là à se faire un ami, il n'y a qu'un pas.
Quand le petit voleur de mots rencontre une petite fille, il faudra
qu'il se remette en route et qu'il trouve les mots pour faire une jolie
déclaration d'amour...

Le petit voleur de mots, Nathalie Minne © Casterman, 2009.
J'ai adoré ces belles grandes illustrations de Nathalie Minne, j'y ai trouvé des touches d'Anne Herbauts et de Nathalie Fortier. L'histoire est jolie et le tout réuni forme une belle histoire à raconter!
Une autre histoire avec de l'amour et des mots, c'est La grande fabrique de mots!
Le petit voleur de mots de Nathalie Minne. Casterman. 14.95 euros.
14 août 2009
"Ce matin, Max voit Zazie qui le regarde d'un drôle d'air. Il se demande s'il a encore fait une bêtise...
... qui ne plaît pas à son amoureuse. Il a beau chercher quoi dans sa tête, il ne trouve pas."
Melle Zazie pense trop ce matin : si Max n'avait pas déménagé, ils ne se seraient jamais connus, et ne seraient donc pas amoureux! Voilà qui alarme Max! Comme si ça ne suffisait pas, Melle Zazie est rêveuse ce matin, elle regarde d'autres garçons! ... Max s'inquiète grandement : et si Zazie ne voulait plus de lui comme amoureux??
Il ne va pas se laisser faire, il va passer un contrat avec tous les garçons de l'école -ou presque!- pour qu'ils ne tombent pas amoureux de sa Zazie à LUI!! Il passe une drôle de journée, où il va perdre pas mal de billes et autres petits trésors!
Le lendemain, Zazie pense toujours... mais elle est rassurante! Si Max n'avait jamais déménagé, Zazie ne serait pas tombée amoureuse de n'importe qui d'autre... non non non!
Melle Zazie l'aurait attendu! Voilà notre Max aux anges... et une histoire qui finit bien!
***
Heureusement que Zazie est finalement raisonnable parce qu'avec des si, on mettrait Paris en bouteille! Il faut profiter de ce qui nous arrive au quotidien, et c'est déjà bien comme ça. Mais c'est un difficile apprentissage que de ne pas se perdre en d'inutiles tergiversations sur ce qui aurait pu se produire... Enfin voilà, c'est la toute dernière aventure de Melle Zazie, c'est toujours aussi réussi et frais. C'est plein de saveur dans les illustrations... la série se poursuit (une autre aventure de Melle Zazie, c'est ICI!), et pour notre plus grand plaisir!! (à lire dès 6-7 ans!)
Pour les images : Mademoiselle zazie a trop d'amoureux, Thierry Lenain et Delphine Durand. © Nathan, 2009.
Mademoiselle zazie a trop d'amoureux, Thierry Lenain et Delphine Durand. Nathan, 2009. 4.70 euros.
L'avis de Clarabel!
16 mars 2009
"Il existe un pays où les gens ne parlent presque pas. C'est le pays de la grande fabrique de mots."

Dans ce pays-là, où on fabrique les mots, tout est cher, et les "je t'aime" sont vraiment hors de portée de Philéas et de sa tirelire. C'est ce qu'il souhaiterait pourtant dire à la jolie Cybelle...
Oscar, lui, a tout ce qu'il veut, il déclame à tort et à travers, aucun mot ne lui résiste, et devant Cybelle, il fait le fanfaron!
Philéas est bien découragé et puis, "il pense à tout l'amour qu'il a dans le cœur."
De la candeur, le sourire aux lèvres et l'espoir plein les yeux, même avec des mots comme cerise, poussière ou chaise, on peut aller très loin, et même en redemander!
Voilà un de mes albums chouchous de ces derniers jours... il est trop mignon! Les mots d'Agnès de Lestrade sont toujours bien choisis, et les illustrations donnent envie de connaître ce mignon Philéas et sa petite amoureuse, bref, c'est à lire, à relire, et à conseiller tout autour de vous!
C'est également un coup de coeur de la Soupe de l'espace!
Pour voir d'autres images, c'est par ici!
La grande fabrique de mots d'Agnès de Lestrade et Valeria Docampo. Alice Jeunesse. 12.90 euros.
27 février 2009
Vive le "boudin aux fruits rouges"!
à l'amitié, à Axelle,
et aussi à ceux qui ne savent pas ouvrir grands leurs mirettes, malgré tout...
Paul est amoureux de Lison. Lison aime beaucoup Paul.
Paul veut être charcutier plus tard, comme ses parents.
Lison est végétarienne.
Dilemme.
Pour Paul, c'est clair, c'est Lison ou la charcuterie, mais pas les 2. Il adore ce qu'elle déteste, jamais elle ne pourra l'aimer! Théophile, le meilleur ami de Paul, essaie de lui faire comprendre combien c'est bête de penser une chose pareille... mais rien à faire!
Théophile aura plus de succès auprès de Lison, il lui explique le blocage de Paul et cette dernière se montrera la plus courageuse!
Elle prend les devants et envoie un joli ptit mot à Paul : "je t'aime comme tu es!"
Paul siffle, Paul est heureux, complètement emporté par la magie de l'amour si bien qu'une splendide idée lui vient en tête!
Avec Lison, plus tard, ils pourraient ouvrir la "première charcuterie végétarienne"! Et les voilà en train de rêver de "boudin aux fruits rouges"...
Un roman court comme tout, drôle et intelligent, écrit par la décidément géniale Audren, très joliment illustré par Stephanie Blake (celle qui a fait Caca Boudin, ou plus récemment Poux), qui montre :
- que les filles sont les plus malines,
- qu'heureusement elles savent prendre les devants,
- qu'aimer ne signifie pas se ressembler.
A lire, impérativement et absolument, avec ou sans boudin aux fruits rouges, dès 7 ans, et sans limite d'âge!
Celle que j'aime, texte d'Audren, illustrations de Stephanie Blake. Ecole des loisirs (Mouche). 6.50 euros.
17 février 2009
"On ne sait jamais ce que la vie nous réserve."*
"L'amour se donne avec tendresse, se donne avec violence. Il fait des bleus dans tous les cas."
Si j'avais des ailes/Ahmed Kalouaz. Actes Sud Junior (D'une seule voix).
***
"quand on est triste parce que
quelqu'un nous manque, ça signifie qu'on aime cette personne. Et il n'y
a rien de plus beau qu'aimer quelqu'un. Ceux qui nous manquent, on les
porte dans notre coeur."
Cascades et gaufres à gogo/Maria Parr. Thierry Magnier (Roman).
***
"Sur une feuille de bananier, maman et papa ont écrit :
Nina Titi Chérie,
Le drapeau est pour toi et pour Arthur Wiss.
Sois prudente et bonne chance, nous serons là, tout le temps, avec toi.
La vraie surprise est derrière la porte.
Qu'est-ce que ça veut dire? Nina prend le drapeau. Il est beaucoup plus
léger qu'elle ne le pensait. Son coeur va vraiment finir par se briser.
Derrière la porte, Arthur Wiss l'attend.
-Le drapeau de mes rêves! Cette fois, c'est l'heure! Tiens bien le drapeau, Nina Titi, tu es prête?
Elle n'a pas le temps d'être surprise, Arthur l'attrape par la taille,
et Wiiiiiisss, il la soulève, elle s'accroche à son cou, et ils volent
tous les deux jusqu'à la dernière branche de l'arbre Riquiqui. Nina
cherche ses parents pour leur faire un signe, pour leur dire merci,
mais elle ne les voit pas. Ce qu'elle voit, c'est la foule, encore plus
immense que la dernière fois, amassée au pied du Géantissime.
Arthur Wiss contemple le drapeau et dit :
-Il est génial ton papa;
-Évidemment, et ma maman aussi. Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait?
répond Nina, en balançant ses jambes dans le vide et en espérant
qu'Arthur n'entend pas le bruit de son coeur qui frappe comme un gros
tambour.
Mais Arthur n'est pas sourd.
-Moi aussi, tu sais, j'ai des problèmes de coeur.
-Bon, qu'est-ce qu'on fait? répète Nina.
-Ca dépend de toi. Tu fais toujours ce que tu veux?
-Oui, sauf la roue. Je ne réussis pas bien la roue.
-Je t'apprendrai, dit Arthur Wiss, les yeux brillants. Tu es sûre que
tu veux y aller? Même si ton coeur explose? Même si la tête te tourne?
Même si tu peux te casser les os?
-Tu m'éneeeerves, Arthur Wiss! J'ai dit oui!
-Alors, accroche-toi et ne perds pas notre drapeau. Allons-y Nina Titi!"
Nina Titi/Brigitte Smadja. Ecole des loisirs (Mouche).
Bref "Tout peut arriver."*
*"On ne sait jamais ce que la vie nous réserve." et "Tout peut arriver." reviennent souvent dans l'étrange histoire de Benjamin Button (j'ai trouvé que c'était un très bon film, je ne saurais trop vous le conseiller!)
31 janvier 2009
"elle sert à l'enfant le gâteau léger, parfumé, gâteau bobos et câlins, gâteau d'aujourd'hui et demain."
Dame Lola écoute les doléances d'un enfant, d'une vieille femme, mais rien ne les retient auprès d'elle une fois leurs malheurs racontés, pas même les bons gâteaux qu'elle a l'habitude de préparer ni les beaux chapeaux qu'elle confectionne habilement.
Dame Lola se retrouve seule. Mais elle, qui est là pour l'entendre? Personne, jusqu'à l'arrivée d'un marin.
Lui, il n'a rien à dire.
"L'histoire vient juste de commencer, quand je t'ai rencontrée. Le reste, tu l'as deviné. Mais toi, raconte, dis-moi, qu'as-tu fait tout ce temps où je n'étais pas là?"
Dame Lola commence par soupirer..
puis se dévoile.
Après ça, le marin cuisine un gâteau, fabrique un chapeau qu'il donne à Dame Lola... et puis il lui offre de rester avec elle.
La fin, je ne la raconte pas.
Sachez seulement que les gâteaux fleurent bon par chez eux, et je crois qu'ils ne les font plus seulement pour deux...
***
C'est beau, c'est doux, ça rappelle un peu Lili Plume, l'histoire de cette dame qui recueille les malheurs des autres... Dans Gâteaux et chapeaux, ça sent en plus très bon. A savourer, au propre comme au figuré, avec un bon gâteau fraîchement sorti du four ... ou de la boulangerie voisine!
Gâteaux et chapeaux, Bernard Friot. Milan Jeunesse. 11.90 euros.

















