Chez Gaëlle -ou Gawou- la libraire!

Lectures d'une libraire jeunesse!

04 mai 2009

"Anatole traîne toujours derrière lui sa petite casserole. Elle lui est tombée dessus un jour...

...on ne sait pas très bien pourquoi. A cause de cette petite casserole, Anatole n'est plus tout à fait comme les autres."

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Anatole aime la musique, "est très sensible" et a "un grand sens artistique". Il a surtout une drôle de petite casserole qui est partout où il se trouve.
Anatole sans sa casserole, voilà qui est tout simplement impensable. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas facile à vivre : elle l'encombre, le paralyse, l'empêche de se joindre aux autres si bien qu'un jour il décide de se cacher dessous. Plus personne ne le remarque, sauf une personne extraordinaire qui va lui apprendre à accepter, à vivre et même à tirer partie de sa casserole!
***
La casserole peut représenter 1000 choses, un handicap, un complexe, un évènement difficile à surmonter... bref une différence par rapport aux autres. Plutôt que de ne vivre que par rapport à ça, il faut laisser le temps passer, apprivoiser cette différence pour qu'elle devienne un atout. Au passage, les personnes extraordinaires qui aident à avancer (il y en a 1 dans l'album et elles existent dans la vraie vie, je vous assure!) sont à remercier!

Un album riche de sens, où petits et grands ne verront pas les mêmes significations mais qui incite grandement, qu'on ait plus ou moins de casseroles derrière soi, à les rendre plus légères!

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Les avis de Vanessa, Estelle, ktl, et un article sur le site du9!

La petite casserole d'Anatole d'Isabelle Carrier. Bilboquet. 13 euros.

17 février 2009

"On ne sait jamais ce que la vie nous réserve."*

9782742773763"L'amour se donne avec tendresse, se donne avec violence. Il fait des bleus dans tous les cas."

Si j'avais des ailes/Ahmed Kalouaz. Actes Sud Junior (D'une seule voix).

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"quand on est triste parce que quelqu'un nous manque, ça signifie qu'on aime cette personne. Et il n'y a rien de plus beau qu'aimer quelqu'un. Ceux qui nous manquent, on les porte dans notre coeur."

Cascades et gaufres à gogo/Maria Parr. Thierry Magnier (Roman).

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9782211091558"Sur une feuille de bananier, maman et papa ont écrit :

Nina Titi Chérie,
Le drapeau est pour toi et pour Arthur Wiss.
Sois prudente et bonne chance, nous serons là, tout le temps, avec toi.
La vraie surprise est derrière la porte.


Qu'est-ce que ça veut dire? Nina prend le drapeau. Il est beaucoup plus léger qu'elle ne le pensait. Son coeur va vraiment finir par se briser.
Derrière la porte, Arthur Wiss l'attend.
-Le drapeau de mes rêves! Cette fois, c'est l'heure! Tiens bien le drapeau, Nina Titi, tu es prête?

Elle n'a pas le temps d'être surprise, Arthur l'attrape par la taille, et Wiiiiiisss, il la soulève, elle s'accroche à son cou, et ils volent tous les deux jusqu'à la dernière branche de l'arbre Riquiqui. Nina cherche ses parents pour leur faire un signe, pour leur dire merci, mais elle ne les voit pas. Ce qu'elle voit, c'est la foule, encore plus immense que la dernière fois, amassée au pied du Géantissime.
Arthur Wiss contemple le drapeau et dit :
-Il est génial ton papa;
-Évidemment, et ma maman aussi. Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait? répond Nina, en balançant ses jambes dans le vide et en espérant qu'Arthur n'entend pas le bruit de son coeur qui frappe comme un gros tambour.
Mais Arthur n'est pas sourd.
-Moi aussi, tu sais, j'ai des problèmes de coeur.
-Bon, qu'est-ce qu'on fait? répète Nina.
-Ca dépend de toi. Tu fais toujours ce que tu veux?
-Oui, sauf la roue. Je ne réussis pas bien la roue.
-Je t'apprendrai, dit Arthur Wiss, les yeux brillants. Tu es sûre que tu veux y aller? Même si ton coeur explose? Même si la tête te tourne? Même si tu peux te casser les os?
-Tu m'éneeeerves, Arthur Wiss! J'ai dit oui!
-Alors, accroche-toi et ne perds pas notre drapeau. Allons-y Nina Titi!"


Nina Titi/Brigitte Smadja. Ecole des loisirs (Mouche).


Bref "Tout peut arriver."*

*"On ne sait jamais ce que la vie nous réserve." et "Tout peut arriver." reviennent souvent dans l'étrange histoire de Benjamin Button (j'ai trouvé que c'était un très bon film, je ne saurais trop vous le conseiller!)

10 février 2009

"Et nous sommes Des hommes pareils ...

Plus ou moins loin du soleil
Blancs, noirs, rouges, jaunes, créoles
Qu'est-ce qu'on vous apprend à l'école
S'il y manque l'essentiel ?
Semblables jusqu'au moindre atome
Vous, vous êtes et nous, nous sommes..."

Francis Cabrel - Des hommes pareils. Des roses et des orties.
***

51alh8OvZXLMarine a 12 ans et se réveille verte un matin. Verte de la tête aux pieds. C'est la catastrophe! Elle n'ose plus sortir. Autour d'elle ce n'est qu'étonnement ou rejet. Seule sa grand-mère l'encourage à mener sa vie comme avant.

"La seule chose que tu peux changer, c'est comment toi tu te perçois. Si pour toi, être verte ne pose aucun problème, il y a plus de chances pour que ça ne pose aucun problème aux autres. Et certainement qu'ils éprouveront moins le besoin de comprendre les raisons de ta transformation. (...)
il n'y a pas de pire ennemi que soi-même. Marine, si tu ne t'acceptes pas comme tu es, personne ne t'acceptera. Ce que les autres pensent de de toi, ce n'est pas ton problème, mais le leur."

Marine va en prendre de la graine, ce qui va grandement l'aider à accepter que Sabri s'intéresse à elle...

Un roman qui commence comme une farce mais qui aborde d'une façon sensible et très juste,
par le biais d'une métaphore bien trouvée, la difficile acceptation de soi à la pré-adolescence.

La vie en verte de Gilles Abier et Pénélope Paicheler. Actes Sud Junior. 6.50 euros

La Soupe de l'espace a également aimé!

09 février 2009

« Le trésor se disperse. De petits vers luisants s'éclairent, se mélangent. Le noir s'efface. »

Anne Cortey et Janik Coat ont créé le génial Andréi l'année dernière, voici maintenant celle l'histoire d'Amos, tout bonnement extraordinaire!

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Voilà Amos, le koala craquant!  ---Copyright Janik Coat!---

imgAmos vit dans un pays où tout est entièrement noir. Il envahit tout.

Amos est le seul à avoir des couleurs. C'est un koala rouge, bleu et jaune. Il détonne quelque peu dans ce monde où le sombre semble imposer sa loi. Amos est intimidé.. -on le serait à moins!- Il est perdu aussi. Quand on est seul à être seul, ce n'est pas vraiment marrant.

C'est alors qu'il trouve un arc-en-ciel, Amos va le disséminer autour de lui. Une pluie d'étoiles multicolores s'échappe de ses mains. Le vert, le bleu, le jaune, le rouge prennent leurs quartiers. De nouveaux habitants viennent s'installer. Des habitants de toutes les couleurs. Tout se mélange.

« Amos n'est plus le seul à être différent. »

Voici un album de beau format, vraiment de belle qualité (papier/impression), pour aborder tout un tas de choses qui font la vie : le noir et les couleurs, la confiance en soi, la différence et le partage...

C'est beau dans la forme, c'est magnifique dans le fond, c'est entièrement réussi, en résumé, voilà mon dernier Petit Prince!

Amos et le pays noir d'Anne Cortey et Janik Coat. Autrement Jeunesse. 16.50 euros.

Vanessa aime également.

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---Copyright Janik Coat!---

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---Copyright Janik Coat bis!---

16 septembre 2008

Notre petite vie cernée de rêves

petite_vie_cernee_de_revesAlbert est un ado plutôt mal dans sa vie. Il adore les citations, est fan de choses qui n'intéressent personne, ne se reconnaît dans aucun groupe et ne veut d'ailleurs faire partie d'aucun... C'est alors qu'il fait la connaissance de Mme Woodfin et grâce à elle, Albert va gérer, assumer et même revendiquer sa différence.
Je m'arrête là, comme dit Mel, il ne faut pas en dire trop...

Ce roman est complètement incroyable... décidément, la rentrée est riche de surprises dans les romans "ados" (bien que celui-ci encore une fois, trouverait largement sa place dans des rayons "adultes" à mon avis...), l'histoire de cette amitié hors-normes date de 1968! Il a 40 ans, et il y a pourtant une actualité dans le propos époustouflante!

Clarabel a également aimé.

Notre petite vie cernée de rêves de Barbara Wersba. Thierry Magnier (Roman). 9,50 euros.

2 de mes passages préférés :

"Vous savez ce qu'on devrait faire étudier aux enfants? j'ai lancé. Comment arrêter les guerres! Voilà ce qu'ils devraient apprendre. Et comment aimer les autres. Comment ne pas avoir peur du sexe. On étudie l'algèbre et le latin, alors que les vrais problèmes dans la vie, c'est l'amour, le sexe et la guerre. Et la solitude! Ah, la vache, si un prof m'apprenait à combattre la solitude, je lui donnerais un million de dollars. Pourquoi est-ce tout le monde va chez le psychiatre? Parce que les gens se sentent seuls, voilà pourquoi. Être obligé de payer quelqu'un pour qu'il écoute vos problèmes, c'est pathétique."

***

"Ce ne sont pas les rêves qui comptent, monsieur Scully, c'est de rêver.

(...)

-Ce que vous êtes en train de dire, c'est que j'ai le droit d'avoir ces rêves?

-Le droit? C'est obligatoire, oui! Les rêves sont la matière de la vie, mais il faut les surveiller et les protéger, comme on protégerait un magnifique château. Vous rêvez d'aller en Nouvelle-Zélande. Vous rêvez de naviguer sur des remorqueurs. Pourquoi ces choses ne seraient-elles pas possibles? Henry David Thoreau avait des rêves, lui aussi. Et le monde lui croyait fou."

***

quelques-unes des citations d'Albert...

"Si un homme marche à un autre pas que ses camarades, c’est peut-être qu’il entend le son d’un autre tambour. Laissons-le suivre la musique qu'il entend, quelle qu'en soit la cadence."
Walden, Henry David Thoreau.

"Si ta vie quotidienne te paraît pauvre, ne l'accuse pas, accuse-toi plutôt. Dis-toi que tu n'es pas assez poète pour en convoquer les richesses..."
Lettres à un jeune poète, Rilke.

"Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? Si je suis seulement pour moi, que suis-je ?" Hillel.

"voir un monde dans un grain de sable
et un ciel dans une fleur
tenir l'infini dans le creux de sa main
et l'éternité dans une heure.
"

William Blake.

***

et d'autres amitiés hors-normes...

Albert le toubab, Pablo de la Courneuve,

et je confirme le propos de Clarabel, il y a un goût d'Harold et Maude dans ce roman!



01 septembre 2008

"Karl Ibou n'aime pas la ville, avec son tintamarre, sa confusion. Les gens parlent trop, ils font souvent du bruit."

La vie en quête de sens.

Le sentiment inconfortable de l'incomplétude, du morcellement et du manque s'oppose à celui plus rassurant  de la plénitude qu'octroient la présence d'un autre et l'accord avec soi-même.


Joëlle Turin dans Ces livres qui font grandir les enfants. Didier Jeunesse.

***

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Karl Ibou est un personnage bougon, solitaire, casanier, qui n'aime pas les gens, et ceux-ci le lui rendent bien.

"Karl Ibou s'installe devant sa fenêtre.

Il regarde dehors, d'un air perdu.

"Comment font les gens pour être heureux?"

Décidément, il aimerait beaucoup avoir une cheminée chez lui,

mais surtout quelqu'un avec qui se retrouver autour du feu.

Il lui offrirait des histoires ou lui offrirait des cadeaux faits à la main."

Heureusement, Nul, son canari, va lui soumettre une idée intéressante : sortir, pour trouver un ami. Ca ne sera pas simple pour Karl, il va entendre des réflexions qui vont le remettre en question "Votre barbe est affreuse", ou "vous êtes moche". C'est un enfant qui va le rassurer et lui permettre de voir son avenir plus clairement...

Voici donc le dernier album de Beatrice Alemagna! Comment prendre confiance en soi, aller vers les autres, être heureux de vivre, se sentir "complet"... L'objet livre est réussi, avec une belle couverture d'aspect toilé, toujours un très beau papier, et les illustrations sont comme toujours des merveilles. Je voudrais faire de chacune un tableau...

Bref, encore un coup de coeur!

Karl Ibou, de Beatrice Alemagna. Autrement. 18 euros.


D'autres histoires pour se sentir moins incomplets :
Mitsu, Toute seule, La librairie,
Bertille Bonnepoire,
Marguerite,
Raymond rêve,
Monsieur Rat,
Le sens de l'amour,
Le parapluie de Madame Hô, Lune et l'autre

...

et d'autres encore, dont je n'ai pas parlé sur ce blog : Le petit bout manquant de Shel Silverstein ; Je vous aime tant d'Alain Serres et Olivier Tallec ; Le petit être de Jeanne Benameur ; Toi de Martine Bourre...

11 août 2008

est-ce qu'ensemble c'est tout?

Réponse en trois temps...

Mitsu/de Mélanie Rutten. MeMo.

Ce matin-là, Mitsu ne va pas fort, et ce ne sont pas les macarons offerts par Elliott qui suffiront à lui redonner le sourire. Tout énerve Mitsu... elle part. "A l'aventure." Et plus elle s'éloigne de sa maison, plus elle pense que "l'aventure, toute seule, ça peut vite devenir ennuyeux."

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Arrive Hervé! Il tombe bien, Mitsu avait justement un peu peur dans la forêt. Ils font connaissance, "discutent de tout et de rien", partagent un gâteau. Mitsu se transforme, retrouve le sourire, expérimente des choses qu'elle n'avait jamais tentées. Avec Hervé, tout se fait naturellement.
Ils partagent des instants magiques, précieux, que seuls de véritables amis (ou peut-être des amoureux?) peuvent partager.

Après ça, Mitsu rentre chez elle. Elle va préparer une jolie soirée, réunir tous ceux qu'elle aime, et puis il y aura Hervé bien entendu.

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"Le soir, tout le monde se retrouve autour de la soupe de potiron de Mitsu. Tout le monde est là. (...)

C'est un jour parfait."

***

Des fois, les autres énervent, mais c'est aussi et surtout par les autres que le monde peut être tout à fait merveilleux.
Ce livre est encore une très belle réussite des éditions MeMo, et à ma connaissance le premier album de Mélanie Rutten...tant de justesse dès le premier, ça promet pour la suite!
Les illustrations rappellent beaucoup l'univers de Kitty Crowther (d'ailleurs, l'album lui est dédié... quel est le lien entre les 2 dames, je pose la question!).


Toute seule, de Grégoire Solotareff. Ecole des loisirs.

Fleur se demande si on est toujours seul dans la vie. Elle a besoin de savoir, de connaître l'avis des autres, parce que si c'est vrai, elle trouve ça drôlement effrayant.
Elle entame un grand voyage dans la forêt immense toute proche et posera la même question à tous les animaux qu'elle rencontrera. Elle ne recueille que des réponses qui ne l'avancent guère dans sa réflexion. Beaucoup se plaignent de ne jamais être assez seuls.
C'est auprès d'Ours, qui l'accompagne, qu'elle trouvera la réponse, celle qui lui plaît...

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Comme Mitsu, Fleur doit faire sa route pour découvrir elle-même la réponse à sa question existentielle.

***

Etre seul ou non /se mettre en danger /ne pas pouvoir tout assumer /lâcher du lest... Il n'est pas toujours facile d'accepter de l'aide et nous ne sommes pas toujours disposés à accepter de la compagnie... et ça peut être tellement bon!
Voilà un album d'un "grand nom" de la littérature jeunesse que j'ai redécouvert récemment, qui m'a laissée admirative...


La librairie, de Marie-Josée Bastien. L'instant même.

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Jeanne est donc libraire...
"On aperçoit une petite maison vieillotte, repliée sur elle-même, puis, par magie, le décor s'ouvre comme un livre. On se retrouve dans une vieille librairie en bois, où chaque espace, chaque recoin déborde de livres : des vieux, des neufs, des grands, des petits, reliés en cuir, en carton, etc. Un lieu intemporel qui sent l'éternité."

Mais elle est "paralysée par la timidité", et n'ose avouer son amour à Samuel...
"Moi, je ne ressemble à rien. Regardez-moi!

Dans un film, je serais la figurante qu'on place derrière une fougère et, au mieux, celle qui partage la chambre de l'actrice principale. Celle qu'on ne remarque pas, celle qui ne prend pas trop de place, qu'on utilise quand vient le temps."

Il faudra toute la force de persuasion de Victor, cet "étrange personnage", qui faute de courage , n'a pas retenu l'amour de sa vie des années auparavant, pour que Jeanne ose se mettre en danger elle-même, et avouer ses sentiments.

"Victor - Vous n'avez pas l'impression de passer à côté de votre vie?

Jeanne - Pas du tout. Je suis très bien, entourée de mes livres.

Victor - Bien. Ils ne vous bousculent pas. Ils ne dérangent pas l'ordre établi. Chaque volume occupe sa place.

Jeanne - Oui. Ne soyez donc pas si méprisant, je suis très heureuse comme ça.

Victor - Moi aussi j'ai dit ça très longtemps. Mais il faut saisir la vie, la vraie ; avec ses bonheurs et ses embûches, ses douleurs, ses peurs, mais surtout ses joies si profondes.

Jeanne - Facile à dire!"

***

La librairie est une pièce de théâtre complètement étonnante, avec de l'amour partout, des instants d'éternité disséminés au fil des répliques... une petite cinquantaine de pages et des sourires qui s'échappent à chaque fin de phrase.

C'est un texte apparemment pour "les enfants" (la 4ème de couv. le dit en tout cas!) mais je ne suis absolument pas d'accord, c'est un texte pour tout le monde (ainsi que Mitsu et Toute seule d'ailleurs!), amoureux des mots, de l'amour, du chocolat, des fantômes aussi... bref, à ceux qui aiment le merveilleux!

--Et c'est grâce à toi, Karine, que j'ai découvert ce texte, merci 100 fois!!--


Donc à ma question du jour...

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Mitsu, de Mélanie Rutten. MeMo.

Toute seule, de Grégoire Solotareff. Ecole des loisirs.

La librairie, de Marie-Josée Bastien. L'instant même.

on peut dire :

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Si je ne vous ai pas convaincus (!!), relisez Ensemble c'est tout, d'Anna Gavalda, allez voir Wall-E, ou achetez-vous les DVD My blueberry nights ou Into the wild... je pourrais vous proposer encore quantités de références mais je m'arrête là aujourd'hui!

Bref, voilà 3 livres qui ont déjà rejoint l'étagère n°2 et le titre de "Petits Prince" (tiens d'ailleurs, j'ai vu qu'on se resservait de mon expression par ici :)) allez-y faire un tour, la sélection est très très chouette!!




08 août 2008

Je ne suis pas un ver de terre, Anne Cortey et Guillaume Reynard. Autrement Jeunesse.

9782746707443_0_2005260290L'héroïne de cette histoire ne sait pas se faire entendre, elle se voit comme un ver de terre, presque invisible aux yeux des autres. Elle en a assez de passer toujours en dernier, "elle n'aime pas les miettes".

Alors elle devient éléphant parce que ça se voit bien et qu'on ne peut manquer de respect à cet animal.

Il s'agit alors de trouver un juste milieu entre le très petit et le très grand...

Le temps passe et un jour, ça y est, elle est grande, ni ver de terre, ni éléphant, "là" tout simplement.

***

Il n'est pas facile d'être soi, de s'affirmer sans en faire trop. Voilà un joli texte d'Anne Cortey pour prendre confiance en soi!

Je ne suis pas un ver de terre, Anne Cortey et Guillaume Reynard. Autrement Jeunesse. 12.50 euros.

Un autre album d'Anne Cortey : Une vie d'escargot.

02 août 2008

Le grand piano noir, d'Olivier Silloray. Bayard (Millézime).

La 4ème de couverture laisse penser à une jolie bluette, sans plus, puis j'ai lu l'avis de Simon Roguet, j'ai été intriguée. Je l'ai commencé... dévoré, et je vous conseille tous, vous qui passez par là, d'ouvrir les pages du grand piano noir...

dbimageCaroline est lycéenne, a un petit copain, Kévin, qu'elle ne voit pas souvent parce qu'elle veut se consacrer presque corps et âme au piano. Depuis l'âge de 5 ans, elle rêve d'être une grande pianiste. Mais Caroline est une angoissée, elle n'a pas confiance en elle et prend des bêta-bloquants pour contrer le stress, ce qui ne l'empêche pas de louper ou rater des concours d'importance. Arrive Jean-Charles, qui va changer la vie de l'héroïne, mais pas de la façon dont on s'y attend. Il va lui apprendre à sentir véritablement la musique, et non plus seulement l'exécuter, la pousser dans ses derniers retranchements, la forcer à réfléchir à ce qu'elle veut vraiment. Le chemin de Caroline n'est pas facile et elle se heurtera encore à de nombreux obstacles, mais elle apprend peu à peu à se connaître, et à imposer ses choix, pas seulement dans le domaine de la musique.

Olivier Silloray aborde avec une justesse incroyable le thème de la confiance en soi. Caroline va devoir se dépasser, et y arrivera, au bout de choix difficiles, et d'heures de réflexion. La part musicale dans ce roman est très importante, et bien que je n'y connaisse rien, je ne me suis jamais ennuyée dans les descriptions de concerts de musique classique. Un roman fort bien taillé sur l'adolescence, les forces et les faiblesses de cet âge...

Le grand piano noir, d'Olivier Silloray. Bayard (Millézime). 10.90 euros.

01 avril 2008

On est comme on est et c'est très bien comme ça!!!

21052243721Le prince bégayant de François Place. Gallimard Jeunesse.

Un prince est né en Afrique. Il est très doué pour beaucoup de choses mais dès qu'il ouvre la bouche, il bégaie!
"un chasseur sans arme vaut mieux qu'un fils de roi sans mots."

Alors le prince s'en va, fatigué d'être moqué, dévisagé. Il découvre le pays des animaux, un pays où on ne parle pas et où le jeune prince se sent bien "le pays étrange des êtres qui vont sans mots", où il connaîtra l'amour et l'art de s'exprimer sans mots.

Voici un très bel album et conte initiatique, sur le thème de la différence mais pas seulement, sur l'amour, les bienfaits de la nature... ; avec un texte dense, rythmé et rimé, avec de très belles illustrations, celles que je préfère chez François Place : minutieuses, fourmillantes de détails.

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